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		<title>Claude Garcia</title>
		<link>http://garcia.argent.canoe.ca/</link>
		<description>Claude Garcia, chroniqueur avec Argent, analyse la situation des finances publiques et des soci&#233;t&#233;s d'&#233;tat au Canada et au Qu&#233;bec.</description>
		<language>fr-CA</language>
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		<ttl>60</ttl>
				<item>
			<title>60 millions $ : la partie visible d&#8217;un iceberg d&#8217;&#233;conomies possibles &#224; Hydro-Qu&#233;bec Distribution</title>
			
						
			<link>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/02/08/60_millions_la_partie_visible_d_un_icebe</link>
		
			<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 15:44:39 +0000</pubDate>
		
			<author>(Claude Garcia)</author>
			
			<category domain="main">Hydro-Qu&#233;bec</category>			
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			<description>Le Comit&#233; consultatif sur les finances publiques, dans son deuxi&#232;me rapport publi&#233; le 27 janvier 2010, a &#233;nonc&#233; une recommandation qui a fait beaucoup de bruit. Ce comit&#233; propose, pour les soci&#233;t&#233;s d&#8217;&#201;tat commerciales, et en premier lieu pour Hydro-Qu&#233;bec, l&#8217;atteinte d&#8217;objectifs mesurables, d&#233;finis &#224; partir d&#8217;une comparaison avec les r&#233;sultats d&#8217;entreprises comparables. 

Le comit&#233; souligne, avec raison, que pour l&#8217;une des activit&#233;s faisant l&#8217;objet de l&#8217;&#233;talonnage, soit les services &#224; la client&#232;le, que la performance d&#8217;Hydro-Qu&#233;bec Distribution est inf&#233;rieure ...</description>
			
			<content:encoded><![CDATA[Le Comit&#233; consultatif sur les finances publiques, dans son deuxi&#232;me rapport publi&#233; le 27 janvier 2010, a &#233;nonc&#233; une recommandation qui a fait beaucoup de bruit. Ce comit&#233; propose, pour les soci&#233;t&#233;s d&#8217;&#201;tat commerciales, et en premier lieu pour Hydro-Qu&#233;bec, l&#8217;atteinte d&#8217;objectifs mesurables, d&#233;finis &#224; partir d&#8217;une comparaison avec les r&#233;sultats d&#8217;entreprises comparables. <br />
<br />
Le comit&#233; souligne, avec raison, que pour l&#8217;une des activit&#233;s faisant l&#8217;objet de l&#8217;&#233;talonnage, soit les services &#224; la client&#232;le, que la performance d&#8217;Hydro-Qu&#233;bec Distribution est inf&#233;rieure &#224; la moyenne. Dans ce seul cas, Hydro-Qu&#233;bec Distribution aurait r&#233;alis&#233; des &#233;conomies annuelles de 60 millions de dollars si la Soci&#233;t&#233; avait eu des co&#251;ts par abonnement comparables &#224; ceux des entreprises les plus efficaces.<br />
<br />
Dans sa demande tarifaire du 29 juillet 2009, la Soci&#233;t&#233; a pr&#233;sent&#233; un budget de 3,0 milliards $ pour ses activit&#233;s de distribution en 2010.  Ce budget tient compte des frais d&#8217;exploitation de cette filiale et de l&#8217;amortissement des investissements pass&#233;s. Il inclut &#233;galement plus de 700 millions $ &#224; titre d&#8217;allocation pour le co&#251;t du capital employ&#233; dans cette division. Les d&#233;penses qui ont fait l&#8217;objet du balisage cit&#233; plus haut repr&#233;sentent un montant de 49,26 $ par abonn&#233;. Comme Hydro-Qu&#233;bec compte environ 4 millions d&#8217;abonn&#233;s, l&#8217;enveloppe de co&#251;ts soumis au balisage repr&#233;sente 200 millions $, soit seulement un quinzi&#232;me du budget pr&#233;sent&#233; &#224; la R&#233;gie de l&#8217;&#233;nergie le 29 juillet 2009. <br />
<br />
Voil&#224; un r&#233;sultat surprenant car on pr&#233;voit normalement, dans une d&#233;marche de balisage, une r&#233;conciliation des d&#233;penses soumises pour chaque centre de co&#251;t qui fait l&#8217;objet de l&#8217;exercice avec les donn&#233;es sur l&#8217;ensemble des d&#233;penses de l&#8217;entreprise (ou d&#8217;une division importante comme c&#8217;est le cas ici) telles qu&#8217;elles apparaissent au rapport annuel de l&#8217;entreprise participante. Il se peut qu&#8217;on ait effectu&#233; un balisage tr&#232;s partiel, auquel cas il faut traiter les r&#233;sultats avec circonspection. Si, par contre, le balisage a port&#233; sur l&#8217;ensemble des activit&#233;s d&#8217;Hydro-Qu&#233;bec Distribution, on peut se demander pourquoi celle-ci n&#8217;a soumis qu&#8217;une fraction des r&#233;sultats &#224; la R&#233;gie de l&#8217;&#233;nergie.<br />
<br />
Si jamais les r&#233;sultats publi&#233;s &#233;taient repr&#233;sentatifs de la performance globale d&#8217;Hydro-Qu&#233;bec Distribution, celle-ci devrait r&#233;duire son budget de fonctionnement de 900 millions $, soit quinze fois les &#233;conomies de 60 millions $ propos&#233;es par les membres du Comit&#233; consultatif sur les finances publiques, pour atteindre le niveau d&#8217;efficacit&#233; financi&#232;re souhait&#233; par ceux-ci. Ce serait un d&#233;fi colossal qui ne saurait se r&#233;aliser &#224; court terme. Il faudrait accorder un d&#233;lai raisonnable &#224; la soci&#233;t&#233; d&#8217;&#201;tat pour am&#233;liorer la performance de ses activit&#233;s de distribution.<br />
 <br />
Toute hausse &#233;ventuelle de la productivit&#233; d&#8217;Hydro-Qu&#233;bec Distribution se traduira par une baisse de tarif pour les consommateurs qu&#233;b&#233;cois plut&#244;t que par une hausse de son b&#233;n&#233;fice.  Le mod&#232;le de r&#233;glementation, sur la base des co&#251;ts, auquel celle-ci est soumise explique ce paradoxe. Si le gouvernement souhaite profiter d&#8217;une meilleure performance &#233;ventuelle pour augmenter ses revenus, il devra hausser les redevances que la Soci&#233;t&#233; d&#8217;&#233;tat paie d&#233;j&#224;. <br />
<br />
<br />
<br />
]]></content:encoded>
			
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			<item>
			<title>Occasion rat&#233;e dans la transformation du lait</title>
			
						
			<link>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/02/03/occasion_ratee_dans_la_transformation_du</link>
		
			<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 20:55:36 +0000</pubDate>
		
			<author>(Claude Garcia)</author>
			
			<category domain="main">G&#233;n&#233;rale</category>			
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			<description>Lino Saputo a quitt&#233; Montelepre, un petit village tout pr&#232;s de Palerme en Sicile, en 1952 pour venir rejoindre son p&#232;re au Canada, le ma&#238;tre-fromager Giuseppe Saputo. Celui-ci avait &#233;migr&#233; deux ans plus t&#244;t. Apr&#232;s quelques ann&#233;es &#224; Montr&#233;al, Lino a convaincu son p&#232;re de travailler &#224; leur propre compte. C'est ainsi qu'en septembre 1954, avec 500 $, pour l'achat d'un peu d'&#233;quipement, et une simple bicyclette pour les livraisons, la famille Saputo fonde l'entreprise qui porte son nom.

Aujourd&#8217;hui Saputo, ...</description>
			
			<content:encoded><![CDATA[Lino Saputo a quitt&#233; Montelepre, un petit village tout pr&#232;s de Palerme en Sicile, en 1952 pour venir rejoindre son p&#232;re au Canada, le ma&#238;tre-fromager Giuseppe Saputo. Celui-ci avait &#233;migr&#233; deux ans plus t&#244;t. Apr&#232;s quelques ann&#233;es &#224; Montr&#233;al, Lino a convaincu son p&#232;re de travailler &#224; leur propre compte. C'est ainsi qu'en septembre 1954, avec 500 $, pour l'achat d'un peu d'&#233;quipement, et une simple bicyclette pour les livraisons, la famille Saputo fonde l'entreprise qui porte son nom.<br />
<br />
Aujourd&#8217;hui Saputo, qui transforme 6 milliards de litres de lait nature, est devenue le 11e plus grand transformateur laitier au monde, le plus important au Canada, le troisi&#232;me plus important en Argentine et compte parmi les trois plus grands producteurs de fromage aux &#201;tats-Unis. Ses revenus annuels et sa capitalisation boursi&#232;re d&#233;passent 6 milliards $. Il vient tout juste d&#8217;annoncer pour son troisi&#232;me trimestre, le 2 f&#233;vrier 2010, une hausse de 80 % de son b&#233;n&#233;fice par action, par rapport &#224; celui du trimestre correspondant de l&#8217;an dernier. <br />
<br />
Dans une entrevue publi&#233;e aujourd&#8217;hui dans le cahier Affaires de La Presse, Lino Jr, qui dirige maintenant ce fleuron de l&#8217;entrepreneurship qu&#233;b&#233;cois, n&#8217;a pas ni&#233; son int&#233;r&#234;t &#224; faire &#233;ventuellement une nouvelle acquisition en Australie afin d&#8217;y obtenir une autre plate-forme d'o&#249; il pourrait acheter, au prix international, le lait destin&#233; &#224; la transformation pour desservir les besoins mondiaux. Saputo exploite d&#233;j&#224; cinq plateaux de transformation. Dans trois de ces cinq plateaux &#8211; un en Argentine et deux en Europe &#8211; Saputo transforme le lait en produits &#224; valeur ajout&#233;e &#233;coul&#233;s sur le march&#233; international. <br />
<br />
On aura remarqu&#233; qu&#8217;aucune plate-forme de transformation de cette entreprise qu&#233;b&#233;coise pour les besoins mondiaux n&#8217;est situ&#233;e en Am&#233;rique du Nord. Combien d&#8217;emplois procurerait une telle usine de transformation du lait si elle &#233;tait situ&#233;e au Qu&#233;bec? Ce serait tout naturel qu&#8217;elle soit ici puisque c&#8217;est Montr&#233;al qui a vu na&#238;tre cette multinationale. Tous les ingr&#233;dients sont pr&#233;sents pour en assurer le succ&#232;s : l&#8217;expertise, le leadership, une main d'oeuvre de qualit&#233;, un climat favorable &#224; la production laiti&#232;re et un trait&#233; de libre-&#233;change avec les &#201;tats-Unis et le Mexique.<br />
<br />
Tant et aussi longtemps que l&#8217;on maintiendra notre syst&#232;me de gestion de l&#8217;offre qui fait augmenter le prix du lait au del&#224; du prix international, ce r&#234;ve est inaccessible. M&#234;me si le prix du quota de lait requis pour la production d&#8217;une vache est pass&#233; de 32 000 $ en 2006 &#224; 24 000 $ &#224; la fin de 2008, ce syst&#232;me augmente artificiellement le prix du lait, au d&#233;triment des transformateurs comme Saputo. Avec un prix de revient trop &#233;lev&#233; et fix&#233; sans &#233;gard aux r&#232;gles du march&#233;, Saputo ne sera pas en mesure de transformer le lait ici pour l&#8217;exportation. C&#8217;est un peu comme si notre politique industrielle for&#231;ait Bombardier &#224; localiser, &#224; l&#8217;ext&#233;rieur du Qu&#233;bec, les usines dans lesquelles sont assembl&#233;s les avions destin&#233;s &#224; l&#8217;exportation. <br />
]]></content:encoded>
			
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						<slash:comments>8</slash:comments></item>
			<item>
			<title>L&#8217;interminable appel d&#8217;offres pour le m&#233;tro de Montr&#233;al</title>
			
						
			<link>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/01/24/l_interminable_appel_d_offres_pour_le_me</link>
		
			<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 03:00:00 +0000</pubDate>
		
			<author>(Claude Garcia)</author>
			
			<category domain="main">G&#233;n&#233;rale</category>			
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			<description>Il est difficile d&#8217;imaginer un processus plus tortueux que celui que le gouvernement du Qu&#233;bec a emprunt&#233; pour le renouvellement des voitures du m&#233;tro de Montr&#233;al. Qu&#8217;on en juge plut&#244;t en parcourant la chronologie des &#233;v&#232;nements.

12 juillet 2005 : le ministre du D&#233;veloppement &#233;conomique, monsieur Claude B&#233;chard, souhaite confier &#224; Bombardier le contrat de renouvellement des &#233;quipements du m&#233;tro de Montr&#233;al, sans contrevenir aux accords commerciaux internationaux. 

12 d&#233;cembre 2005 : la Soci&#233;t&#233; de transport de Montr&#233;al (STM) est autoris&#233;e ...</description>
			
			<content:encoded><![CDATA[Il est difficile d&#8217;imaginer un processus plus tortueux que celui que le gouvernement du Qu&#233;bec a emprunt&#233; pour le renouvellement des voitures du m&#233;tro de Montr&#233;al. Qu&#8217;on en juge plut&#244;t en parcourant la chronologie des &#233;v&#232;nements.<br />
<br />
12 juillet 2005 : le ministre du D&#233;veloppement &#233;conomique, monsieur Claude B&#233;chard, souhaite confier &#224; Bombardier le contrat de renouvellement des &#233;quipements du m&#233;tro de Montr&#233;al, sans contrevenir aux accords commerciaux internationaux. <br />
<br />
12 d&#233;cembre 2005 : la Soci&#233;t&#233; de transport de Montr&#233;al (STM) est autoris&#233;e &#224; lancer l&#8217;appel d&#8217;offres<br />
<br />
10 mai 2006 : le conseil des ministres accorde &#224; Bombardier le contrat de remplacement de 336 wagons du m&#233;tro de Montr&#233;al sans appel d'offres. <br />
<br />
28 juin 2006 : d&#233;p&#244;t par Alstom, au palais de justice de Montr&#233;al, d&#8217;une requ&#234;te en jugement d&#233;claratoire pour faire annuler les n&#233;gociations en cours entre Bombardier et la STM sur le contrat de 1,2 milliards $.<br />
<br />
9 janvier 2008 : le juge Joel Silcoff statue que le contrat pour le renouvellement des 336 voitures du m&#233;tro de Montr&#233;al ne pouvait pas &#234;tre accord&#233; directement &#224; Bombardier.<br />
<br />
31 juillet 2008 : la STM lance un appel d'offres international pour le remplacement des 336 wagons.<br />
<br />
11 novembre 2008 : Bombardier et sa rivale fran&#231;aise Alstom annoncent la pr&#233;paration d&#8217;une soumission commune en vue d'obtenir le contrat de remplacement des voitures du m&#233;tro de Montr&#233;al. <br />
<br />
15 d&#233;cembre 2008 : le pr&#233;sident de la STM, monsieur Claude Trudel, se dit &#171; surpris et d&#233;&#231;u &#187; du prix des nouveaux wagons de m&#233;tro propos&#233; par Alstom et Bombardier, lesquels wagons co&#251;teront presque deux fois plus cher que pr&#233;vu. <br />
<br />
16 novembre 2009 : le directeur g&#233;n&#233;ral de la STM, monsieur Yves Devin, annonce que la commande de nouvelles voitures pour le m&#233;tro de Montr&#233;al pourrait &#234;tre plus importante et plus co&#251;teuse que pr&#233;vu. <br />
<br />
Finalement, le 22 janvier 2010, le gouvernement du Qu&#233;bec a annonc&#233; la terminaison des discussions entre la STM et le consortium Bombardier-Alstom. Alors que l&#8217;appel d&#8217;offres du 31 juillet 2008 demandait des propositions pour remplacer 336 voitures, l&#8217;entente de principe entre les parties mentionn&#233;es plus haut porte maintenant sur le remplacement de 765 voitures de m&#233;tro avec une option d'achat pour 288 voitures additionnelles. Paradoxalement, le gouvernement annonce &#233;galement que toute entreprise ayant la capacit&#233; technique et financi&#232;re requise, notamment pour fabriquer des voitures de m&#233;tro sur pneumatiques, aura 30 jours pour faire conna&#238;tre son int&#233;r&#234;t et d&#233;montrer sa capacit&#233; &#224; conclure une entente avec la STM. Le cas &#233;ch&#233;ant, la STM devra lancer un nouvel appel d'offres public aux conditions d&#233;termin&#233;es par le gouvernement. Dans le cas contraire, le gouvernement autorisera la STM &#224; conclure un contrat avec le consortium Bombardier-Alstom, sur la base des caract&#233;ristiques indiqu&#233;es dans l'avis d'intention. <br />
<br />
&#171;On veut simplement respecter nos ententes internationales et se mettre &#224; l&#8217;abri si quelqu'un affirme que le contrat ne correspond pas tout &#224; fait &#224; l&#8217;appel d&#8217;offres qu&#8217;on a fait il y a presque deux ans&#187;, a affirm&#233; &#224; TVA le ministre des Finances Raymond Bachand.<br />
<br />
Quel processus tortueux. Pr&#232;s de cinquante mois apr&#232;s avoir donn&#233; l&#8217;autorisation &#224; la STM de lancer un premier appel d&#8217;offres pour renouveler une partie de sa flotte de wagons de m&#233;tro, on n&#8217;est gu&#232;re plus avanc&#233;. L&#8217;&#233;quipementier chinois Zhuzhou Electric Locomotive a indiqu&#233; clairement son int&#233;r&#234;t. L&#8217;allemand Siemens et l'espagnol CAF pourraient aussi se montrer int&#233;ress&#233;s &#224; ce plantureux contrat . Si la STM refuse de donner suite &#224; leur &#233;ventuelle proposition, on se retrouvera vraisemblablement de nouveau devant les tribunaux. Si, par contre, on retourne en appel d&#8217;offres, le renouvellement de la flotte de wagons ne commencera pas avant 2011. <br />
<br />
Proc&#233;der &#224; un nouvel appel d&#8217;offres maintenant est loin d&#8217;&#234;tre &#233;quitable pour Bombardier et Alstom. Beaucoup sont au courant de leur soumission conjointe. Leurs comp&#233;titeurs vont tout faire pour conna&#238;tre les &#233;l&#233;ments-cl&#233; de celle-ci. Indemniserons-nous Bombardier et Alstom pour tous les frais qu&#8217;ils auront engag&#233;s de bonne foi dans ces n&#233;gociations qui ont dur&#233; 13 mois? Le consortium r&#233;sistera-t-il &#224; ce nouvel appel d&#8217;offres?<br />
<br />
Comment peut-on affirmer  que le contrat que l&#8217;on s&#8217;appr&#234;te &#224; octroyer au consortium Bombardier-Alstom correspond &#224; l&#8217;appel d&#8217;offres fait il y a pr&#232;s de deux ans? On a tripl&#233; le nombre de voitures que l&#8217;on souhaite maintenant obtenir. Comme il est plus facile de rentabiliser l&#8217;infrastructure requise pour satisfaire aux exigences de contenu canadien avec un contrat de cette envergure, le nombre de soumissions aurait vraisemblablement &#233;t&#233; plus &#233;lev&#233; si l&#8217;appel d&#8217;offres avait port&#233; sur un contrat d&#8217;acquisition de plus de 1000 voitures plut&#244;t que les 336 de l&#8217;appel d&#8217;offres du 31 juillet 2008. .<br />
<br />
Comment peut-on &#234;tre certain d&#8217;obtenir le meilleur prix avec un processus aussi alambiqu&#233;? Comme Qu&#233;b&#233;cois, je souhaite que Bombardier obtienne ce contrat. Mais le contribuable que je suis d&#233;sire que l&#8217;entreprise qui satisfait les exigences op&#233;rationnelles du donneur d&#8217;ouvrage au meilleur prix soit gagnante. Le respect de ces r&#232;gles dans tous les pays est aussi dans l&#8217;int&#233;r&#234;t de Bombardier. Sa division du Transport s&#8217;est vu octroyer 5 milliards $ de nouvelles commandes au cours de l&#8217;ann&#233;e financi&#232;re en cours, ann&#233;e financi&#232;re qui se termine &#224; la fin de janvier, et son carnet de commandes d&#233;passe les 29 milliards $. Aucun de ces contrats ne provient du Qu&#233;bec.<br />
<br />
On a manqu&#233; de discipline dans ce dossier. Les tergiversations interminables que l&#8217;on observe ici se retrouvent aussi dans le dossier des centres hospitaliers universitaires. Lorsqu&#8217;on souhaite octroyer un contrat au secteur priv&#233; au meilleur prix possible pour un niveau de qualit&#233; donn&#233;, on ne peut modifier sans cesse les r&#232;gles du jeu et la nature ou la quantit&#233; de biens d&#233;sir&#233;s. Tous ces dossiers ont une chose en commun. Il aura fallu plus de temps pour accorder le contrat que le temps requis pour r&#233;aliser l&#8217;ouvrage.<br />
<br />
.<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
]]></content:encoded>
			
			<comments>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/01/24/l_interminable_appel_d_offres_pour_le_me?p=60798&amp;c=1&amp;tb=1&amp;pb=1#comments</comments>
						<slash:comments>6</slash:comments></item>
			<item>
			<title>Entente r&#233;vis&#233;e avec &#201;nergie NB : le prix baisse de 3,5 milliards $</title>
			
						
			<link>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/01/22/entente_revisee_avec_energie_nb_le_prix_</link>
		
			<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 13:40:34 +0000</pubDate>
		
			<author>(Claude Garcia)</author>
			
			<category domain="main">Hydro-Qu&#233;bec</category>			
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			<description>Le premier ministre du Qu&#233;bec et celui du Nouveau-Brunswick ont annonc&#233; le 20 janvier 2010 plusieurs modifications &#224; l&#8217;entente de principe intervenue le 29 octobre 2009 entre Hydro-Qu&#233;bec et &#201;nergie NB.

Apr&#232;s la r&#233;duction de 4,75 &#224; 3,2 milliards $ de la somme que devra d&#233;bourser comptant Hydro-Qu&#233;bec pour acqu&#233;rir les principaux actifs d&#8217;&#201;nergie NB, la modification la plus visible a comme cons&#233;quence de conserver, entre les mains du gouvernement du Nouveau-Brunswick, la propri&#233;t&#233; du r&#233;seau de transport et de distribution ...</description>
			
			<content:encoded><![CDATA[Le premier ministre du Qu&#233;bec et celui du Nouveau-Brunswick ont annonc&#233; le 20 janvier 2010 plusieurs modifications &#224; l&#8217;entente de principe intervenue le 29 octobre 2009 entre Hydro-Qu&#233;bec et &#201;nergie NB.<br />
<br />
Apr&#232;s la r&#233;duction de 4,75 &#224; 3,2 milliards $ de la somme que devra d&#233;bourser comptant Hydro-Qu&#233;bec pour acqu&#233;rir les principaux actifs d&#8217;&#201;nergie NB, la modification la plus visible a comme cons&#233;quence de conserver, entre les mains du gouvernement du Nouveau-Brunswick, la propri&#233;t&#233; du r&#233;seau de transport et de distribution d&#8217;&#233;lectricit&#233; de cette province. Comme l&#8217;expliquait le premier ministre du Qu&#233;bec au cours de la conf&#233;rence de presse, Hydro-Qu&#233;bec ne gagne plus 370 000 nouveaux clients, mais plut&#244;t un seul : &#201;nergie NB pour laquelle elle jouera le r&#244;le de grossiste. <br />
<br />
La quantit&#233; d&#8217;&#233;nergie qui sera livr&#233;e au Nouveau-Brunswick est toujours fix&#233;e &#224; 14 TWh mais le prix ne sera pas le m&#234;me. &#201;nergie NB paiera 7,35 &#162; le kWh, ce qui se traduira par des revenus de 1 029 millions $ pour Hydro-Qu&#233;bec au cours de la premi&#232;re ann&#233;e. Le prix demeurera le m&#234;me pendant cinq ans et sera ajust&#233; annuellement par la suite selon l&#8217;indice du co&#251;t de la vie du Nouveau-Brunswick. C&#8217;est la m&#234;me formule d&#8217;indexation que dans l&#8217;entente pr&#233;c&#233;dente.<br />
<br />
S&#8217;il n&#8217;y avait pas eu de modification &#224; l&#8217;entente, les revenus touch&#233;s par Hydro-Qu&#233;bec auraient &#233;t&#233; de 1 235 millions $ dans la premi&#232;re ann&#233;e suivant la mise en vigueur de l&#8217;entente. Comme l&#8217;entreprise qu&#233;b&#233;coise aurait &#233;t&#233; responsable de l&#8217;exploitation des r&#233;seaux de transport et de distribution, il lui aurait fallu d&#233;bourser 367 millions $ &#224; ce titre. Une fois les d&#233;penses de transport et de distribution soustraites, Hydro-Qu&#233;bec aurait ainsi touch&#233; 868 millions pour produire les 14 TWh destin&#233;s au Nouveau-Brunswick.<br />
<br />
On peut r&#233;p&#233;ter cet exercice &#224; chaque ann&#233;e. Le r&#233;sultat est toujours le m&#234;me : Hydro-Qu&#233;bec va toucher plus de revenus avec l&#8217;entente r&#233;vis&#233;e. Nous avons estim&#233; &#224; 2,0 milliards $ la valeur actualis&#233;e de cette hausse de revenus. <br />
<br />
Dans une lettre d&#8217;opinion publi&#233;e dans le Financial Post le 15 d&#233;cembre 2009, nous avons estim&#233;, gr&#226;ce &#224; une &#233;tude de la firme am&#233;ricaine NERA, &#224; 5,6 milliards $ les &#233;conomies que devait procurer aux consommateurs du Nouveau-Brunswick l'entente d&#8217;octobre 2009. Comme Hydro-Qu&#233;bec va recevoir 2 milliards $ de revenus additionnels en vertu de l&#8217;entente modifi&#233;e, on peut r&#233;duire &#224; 3,6 milliards $ le chiffre de 5,6 milliards $ cit&#233; plus haut. <br />
<br />
Dans le cas qui nous occupe, une &#233;conomie pour le Nouveau-Brunswick se traduit par une perte de revenus ou par des d&#233;bours&#233;s additionnels pour Hydro-Qu&#233;bec. On peut identifier trois facteurs qui g&#233;n&#232;rent ce co&#251;t additionnel de 3,6 milliards $ pour l&#8217;entreprise qu&#233;b&#233;coise. <br />
<br />
Premi&#232;rement, le gel des prix pendant cinq ans aura un impact permanent sur les revenus que touchera Hydro-Qu&#233;bec puisque l&#8217;ajustement annuel du prix, apr&#232;s cinq ans, se fera &#224; partir d&#8217;un prix plus bas que s&#8217;il n&#8217;y avait pas eu de gel. <br />
<br />
Deuxi&#232;ment, au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es, le prix de l&#8217;&#233;lectricit&#233; a augment&#233; de 1 % de plus par ann&#233;e que l&#8217;indice des prix &#224; la consommation sur le march&#233; am&#233;ricain. Or l&#8217;entente pr&#233;cise que le prix original de 7,35 &#162; le kWh sera ajust&#233; annuellement, apr&#232;s cinq ans, selon l&#8217;indice du co&#251;t de la vie du Nouveau-Brunswick. Cela signifie que la valeur de l&#8217;&#233;lectricit&#233; que produit Hydro-Qu&#233;bec augmentera plus vite que le prix factur&#233; &#224; &#201;nergie NB. Hydro-Qu&#233;bec toucherait des revenus plus &#233;lev&#233;s si elle vendait cette &#233;lectricit&#233; sur le march&#233; am&#233;ricain plut&#244;t qu&#8217;au Nouveau-Brunswick. <br />
<br />
Enfin, en terminant, Hydro-Qu&#233;bec ach&#232;te les sept centrales hydro&#233;lectriques d&#8217;&#201;nergie NB qui ont une capacit&#233; totale de 895 MW. La plus importante de ces centrales, Mactaquac, repr&#233;sente &#224; elle seule 75 % de cette capacit&#233;. Or, toujours selon &#201;nergie NB, elle aura besoin, d&#8217;ici 2030, d&#8217;une mise &#224; niveau fort importante qui se traduira par des co&#251;ts de 2,3 milliards $. <br />
<br />
L&#8217;acquisition des meilleurs actifs d&#8217;&#201;nergie NB co&#251;tera donc 6,8 milliards $ :<br />
<br />
- 3,2 milliards $ payable en argent et en deux versements,<br />
- 3,6 milliards $ en pertes de revenus ou en d&#233;bours&#233;s additionnels pour Hydro-Qu&#233;bec. <br />
<br />
La r&#233;vision de l&#8217;entente aura donc permis de r&#233;duire de 3,5 milliards $ le co&#251;t d&#8217;acquisition des principaux actifs d&#8217;&#201;nergie NB. Il s&#8217;agit d&#8217;une nette am&#233;lioration par rapport aux 10,35 milliards $ de l&#8217;entente d&#8217;octobre 2009. Mais le prix est encore &#233;lev&#233;. Pour la rentabiliser, il faudra que cette acquisition permette &#224; Hydro-Qu&#233;bec d&#8217;exporter beaucoup plus d&#8217;&#233;lectricit&#233; vers les autres provinces maritimes et le nord-est des &#201;tats-Unis qu&#8217;il n&#8217;aurait &#233;t&#233; possible de le faire sans cette entente. <br />
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			<title>L&#8217;heure des choix a sonn&#233;</title>
			
						
			<link>http://garcia.argent.canoe.ca/2010/01/18/l_heure_des_choix_a_sonne</link>
		
			<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 12:00:00 +0000</pubDate>
		
			<author>(Claude Garcia)</author>
			
			<category domain="main">Finances publiques</category>			
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			<description>Dans le cadre de ses consultations pr&#233;-budg&#233;taires, le ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, a mis sur pied un Comit&#233; consultatif sur l&#8217;&#233;conomie et les finances publiques, comit&#233; compos&#233; de quatre &#233;conomistes chevronn&#233;s. Ces derniers ont rendu public, le 14 d&#233;cembre 2009, un constat alarmant. Au Qu&#233;bec, on enregistre :

- des d&#233;penses publiques 26 % plus &#233;lev&#233;es qu&#8217;en Ontario, 
- un revenu moyen inf&#233;rieur de 23 % &#224; la moyenne canadienne, 
- un fardeau fiscal sup&#233;rieur de 17 % &#224; ...</description>
			
			<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de ses consultations pr&#233;-budg&#233;taires, le ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, a mis sur pied un Comit&#233; consultatif sur l&#8217;&#233;conomie et les finances publiques, comit&#233; compos&#233; de quatre &#233;conomistes chevronn&#233;s. Ces derniers ont rendu public, le 14 d&#233;cembre 2009, un constat alarmant. Au Qu&#233;bec, on enregistre :<br />
<br />
- des d&#233;penses publiques 26 % plus &#233;lev&#233;es qu&#8217;en Ontario, <br />
- un revenu moyen inf&#233;rieur de 23 % &#224; la moyenne canadienne, <br />
- un fardeau fiscal sup&#233;rieur de 17 % &#224; celui des autres Canadiens, <br />
- une dette publique, en proportion de notre capacit&#233; de payer, deux fois plus &#233;lev&#233;e que celle des autres Canadiens.<br />
<br />
Cette situation n&#8217;a pas emp&#234;ch&#233; le Qu&#233;bec de mieux se tirer de la r&#233;cession actuelle que le reste du Canada. Le Qu&#233;bec a une &#233;conomie beaucoup mieux diversifi&#233;e que les provinces de l&#8217;ouest qui comptent &#233;norm&#233;ment sur les ressources naturelles. Ces provinces ont exp&#233;riment&#233; une hausse du ch&#244;mage plus prononc&#233;e que nous; elles n&#8217;en demeurent pas moins encore aujourd&#8217;hui beaucoup plus riches que nous le sommes et elles profiteront davantage de la reprise qui s&#8217;amorce.<br />
<br />
L&#8217;Ontario, humili&#233;e par son admission &#224; la p&#233;r&#233;quation, a d&#233;j&#224; annonc&#233; plusieurs mesures susceptibles d&#8217;am&#233;liorer sa performance &#233;conomique. Le taux d&#8217;imp&#244;t ontarien sur les b&#233;n&#233;fices des entreprises passera de 14 % &#224; 10 % d&#8217;ici 2013, soit 19 % de moins que le taux actuel du Qu&#233;bec. L&#8217;Ontario harmonisera sa taxe de vente avec la TPS le 1er juillet 2010, une autre mesure qui favorisera les investissements. Le Qu&#233;bec, qui a d&#233;j&#224; fait cette harmonisation sous le leadership de monsieur Robert Bourassa, perdra ainsi un autre avantage concurrentiel.<br />
<br />
L&#8217;Ontario n&#8217;est pas la seule province qui am&#233;liore sa position concurrentielle. La Colombie-Britannique harmonise &#233;galement sa taxe de vente avec la TPS et r&#233;duit &#224; 10 % son taux d&#8217;imposition sur les profits des corporations d&#8217;ici le 1er janvier 2011. M&#234;me le Nouveau-Brunswick profite de la transaction entre Hydro-Qu&#233;bec et &#201;nergie NB pour mieux nous concurrencer. Le gouvernement de cette province a annonc&#233;, dans son dernier budget, des r&#233;ductions substantielles d&#8217;imp&#244;t pour les entreprises et les individus. Les entreprises paieront leur &#233;lectricit&#233; au prix qu&#233;b&#233;cois et ne verseront que 8 % de leurs b&#233;n&#233;fices au tr&#233;sor provincial.<br />
<br />
Sans doute, faut-il prot&#233;ger le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois. Mais si nos concitoyens tiennent tant &#224; ce mod&#232;le, pourquoi le Qu&#233;bec perd-il plus de citoyens qu&#8217;il n&#8217;en gagne au jeu de l&#8217;immigration inter-provinciale? Ce sont les provinces plus riches que nous qui attirent les Qu&#233;b&#233;cois &#233;duqu&#233;s ici. Il en r&#233;sulte une baisse constante de notre poids &#233;conomique et politique &#224; l&#8217;int&#233;rieur du Canada.<br />
<br />
Le nouveau R&#233;gime qu&#233;b&#233;cois d&#8217;assurance parentale, qui a fait augmenter  le taux de natalit&#233; qu&#233;b&#233;cois au del&#224; de celui du reste du Canada, va-t-il mettre fin &#224; notre d&#233;clin d&#233;mographique relatif? Il y a un petit probl&#232;me toutefois puisque, jusqu&#8217;&#224; maintenant, on a financ&#233; ce programme avec notre carte de cr&#233;dit. D&#8217;ici la fin de 2010, il aura fait augmenter notre dette de pr&#232;s d&#8217;un milliard $.<br />
<br />
L&#8217;heure des choix a sonn&#233;. Plusieurs propositions pour am&#233;liorer la situation des finances publiques sont sur la table. Un gouvernement majoritaire, dans la premi&#232;re moiti&#233; de son mandat, est dans une situation id&#233;ale pour proposer aux Qu&#233;b&#233;cois un plan d&#8217;action cr&#233;dible pour &#233;tablir les finances publiques du Qu&#233;bec sur une base solide. C&#8217;est &#224; ce prix seulement que nous serons en mesure de maintenir les principaux acquis du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois. <br />
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